Écolo, mais pas que… Redécouvrir mère Nature et faire avancer le monde ?
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | ||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 |
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 |
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 |
| 30 | ||||||
Ah c'est trop gentil: vous venez voir si je suis revenue...
Bon pas tout à fait, mais TRES bientôt.
Alors je vais pas sauter tout de suite sur mon Mac, mais je ferai un petit coucou.
Faut que je réfléchisse: j'ai un ENORME boulot à abattre chez moi (vidage de 20 ans de paperasses entassées un peu partout) si je veux pouvoir me délocaliser bientôt définitivement.
Alors je vais venir moins souvent ici dans les semaines qui viennent.
Mais je viendrai, c'est promis. ;o)
Ne perdez pas l'habitude de me rendre visite, ami-e-s navigant sur l'immatérielle Toile: ça me fait plaisir, et vous pouvez tomber sur un de mes billets rageurs qui vous remontent le moral parce que vous vous sentez moins seuls... Et puis moi aussi, ça me remonte le moral quand je vois que vous êtes venus!
A bientôt donc, et bon été !
Ben voilà ! C'est fait !
Il y a des moments où on sent que l'Europe existe vraiment: c'est quand un "petit" peuple (3 millions d'habitants) met un bourre-pif * aux scélérats qui trichent pour contourner la volonté des peuples, précisément.
Je ne vais pas épiloguer: il est tard... mais j'imagine la tête de notre petit timonier.
Furax, le gars.
Et pis ça va pas s'arranger (voir mon papier "Le 12 juillet, on fêtera la présidence française de l'Europe !" du 2 juin)
Bon, allez, on la construit, l'Europe des Peuples qui n'aiment pas qu'on se paye leur tête?
Ah, ces vieux Européens, quelles têtes de cochons, hein...
8oP
Tiens, une suggestion en passant: ces messieurs de la haute se demandent actuellement quel "grand chantier" pourrait "réconcilier" les Européens avec l'Europe.
Je suggère : LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION.
Si ces messieurs de la politique envoyaient enfin, très explicitement, paître les lobbys du grand capital, qui leur proposent régulièrement leur faveurs, peut-être qu'ils pourraient réfléchir de façon beaucoup plus claire, à tête reposée, à ce qui peut REELLEMENT faire LE BIEN DES PEUPLES?
Nan ?
* "mettre un bourre-pif" : vieille expression argotique signifiant envoyer son poing sur le nez de l'adversaire.
PS : désolée pour ceux qui sont venus voir trop tôt mes réactions: je suis en résidence chez des amis, et je ne pouvais quand même pas plaquer mes potes en plein milieu de la soirée pour venir vous faire mes confidences. Et puis je faisais de la broderie... Si, si, sans blague: je me suis brodé un ruban pour mon chapeau de soleil. Comme quoi c'est pas parce qu'on s'intéresse à la politique qu'on ne sait rien faire de ses dix doigts! ;oP
Je l'ai déjà dit: je n'ai pas la télé. Y'a des moments où on s'en réjouit franchement: ça évite de voir des inepties comme la pub de Monsanto qui s'en prend au pissenlit * pour faire la pub de sa cochonnerie de "round'up".
* ("taraxacum officinale" : c'est une plante médicinale et alimentaire, et par ailleurs plutôt jolie)
J'ai donc décidé de signer la pétition reçue ces jours-ci, et également de publier la lettre ouverte qui l'accompagne...
Citation :
Cette lettre ouverte a été adressée par mail aux principaux titres de média nationaux et aux principaux sites d’information environnementale dont revues de consommateurs.
LETTRE OUVERTE AUX CONSOMMATEURS
Pissenlit, mon ami …

Madame, Monsieur,
Nous souhaitons attirer votre attention sur le caractère insidieux d’une publicité télévisuelle concernant un désherbant dans laquelle un superbe pissenlit est à la fois acteur et victime.
Pissenlit mon ami, courage.
On n’attend pas d’une publicité qu’elle informe objectivement ; on est censé exercer son esprit critique et le pissenlit n’est pas une espèce menacée. Soit… Néanmoins, vanter un désherbant n’autorise aucunement à discréditer des végétaux utiles et à inciter à leur éradication.
Une publicité pour désherbant qui se vante de détruire totalement une salade devrait de facto se retourner contre son fabricant, mais la notion de mauvaise herbe est hautement subjective et variable. Chaque jardinier a sa propre idée là dessus. Quoi qu’il en soit, transformer, en icône télévisuelle de ce genre, un végétal parfaitement comestible, outre sa capacité à se re-semer naturellement, constitue un abus caractérisé eu égard aux problématiques relatives à la préservation de la biodiversité et des ressources, qui plus est, alimentaires. D’autant que cette publicité est évidemment vue aussi par des spectateurs peu avertis, en particulier les plus jeunes, chez lesquels elle induit et surtout, fixe une image erronée de la plante et infirme d’office les efforts pédagogiques en matière environnementale et sanitaire.
Qu’un fabricant, pour vanter un désherbant, s’autorise à désigner spécifiquement une seule et unique plante, comestible, à la reléguer au rang des nuisibles et à en faire l’emblème de la mauvaise herbe, au mépris le plus total de ses qualités médicinales, nutritives et gustatives, nous paraît aller très au-delà des besoins publicitaires du produit.
Cette publicité ne vante pas le produit, elle incite d'abord à détruire une plante en particulier et véhicule à son sujet un message profondément erroné. Ce n’est plus de la publicité, c’est de la désinformation. Désinformation d’autant plus caractérisée que ce fabricant produit par ailleurs à l’échelle mondiale, des plants génétiquement modifiés pour supporter son propre désherbant.
Au secours, monsieur Larousse, ils sont devenus fous.
Nous ne sommes pas là en marge, dans une considération anodine, mais bien au contraire en plein coeur du sujet. Tous les débats environnementaux s’enracinent dans des problèmes d’information si ce n’est dans l’organisation pure et simple de la désinformation.
Il n’est pas recevable qu’un fabricant s’autorise à désigner à la vindicte populaire une à une les espèces à détruire et à s’arroger le droit, de surcroît par la voie massive de la publicité télévisuelle, d’imposer une vision réductrice et primaire de la biodiversité.
Pissenlit mon ami, tes graines ne sont pas à vendre.
Nous remettons ta défense entre les mains de consommateurs responsables, dont nous espérons qu’ils relaieront ce message et sauront à temps préserver ta place naturelle, celle du symbole d’une nature généreuse et insoumise aux effarantes perspectives tracées par certaines multinationales. Que ces dernières s’organisent pour qu’on ne puisse pas se mêler de leurs affaires, n’entraînent pas l’obligation d’accepter la diffusion de n’importe quel spot publicitaire. Celui-ci est méprisable, le postulat sur lequel se fonde la démonstration est délétère.
Déjà condamnné pour publicité mensongère pour avoir affirmé que le Round'up est biodégradable, ce n’est pas la première fois que ce fabricant désigne le pissenlit comme l’ennemi public N°1 des jardins. Aujourd’hui le pissenlit et demain ? Le trèfle, la mûre, la fraise des bois, la girolle ?
A l’heure où personne ne remet plus en cause les impératives urgences environnementales et en référence à la charte de publicité éco-responsable, nous demandons au BVP et aux autorités compétentes que soient effectivement interdits tout abus publicitaire, toutes publicités portant atteinte de façon arbitraire, à fortiori volontaire, directement ou indirectement à l’environnement et en tout état de cause, qu’une attention particulière soit portée dans ce domaine. Il paraît en effet bien difficile de concilier une sensibilisation aux problématiques environnementales et une démarche publicitaire sous-tendue par leur négation.
NOUS DEMANDONS QUE CETTE PUBLICITE QUI INCITE A L'ELIMINATION D'UNE PLANTE COMESTIBLE SOIT INTERDITE DANS SA FORME ET DANS LE PRINCIPE.
Fin de citation
PS : le site est par là :
http://www.myspace.com/pissenlitmonami